Eni Mercadier

BIOGRAPHIE

 

Photographe de l’instant, le regard de Sabine Mercadier aka ENI aime se poser sur le chemin de son quotidien parisien et c’est toujours accompagnée de son Nikon Compact dans son sac qu’ENI a su affûter son regard sur sa « poésie de l’humain ».

C’est à partir de 20 ans, que cette jeune artiste en herbe ressent le besoin d’exprimer viscéralement et artistiquement ses expériences de vie et ses émotions vécues dans le monde tumultueux qui l’environne. Ce fut d’abord à travers des chorégraphies de Break Dance et des flows de danse Hip-Hop grâce à Tony Mascott et Mia Frye qu’elle se libère et s’affranchit de sa timidité maladive. En même temps, elle trouve un autre exutoire qui la révèle créatrice et messagère : le collage. Inspiré d’un autre art de la rue qu’elle rencontre via le travail de Jacques Villeglé. Un médium qui va lui permettre d’exprimer son ressenti du moment sur notre monde en perte de repères, en fuite de la vie, en chute libre. Elle utilise essentiellement des flyers issues de la culture pop, du cinéma ou de la publicité, sous forme de « cutting » avec des textes bruts, provoc’ et poétiques sur grands formats.

Pour la première fois en 2007, sans autre enjeu que de partager sa création et son témoignage, ENI nous offre une exposition au sein du « Pink Flamingo », restaurant du centre parisien, qui réunira plus d’une dizaine de collages sélectionnés. Le succès est au rendez-vous, et beaucoup de commandes de tee-shirts à partir de ces collages, furent réalisés, entre autre pour la boutique « Raya San’System » ainsi que par les Béruriers Noirs, fameux groupe punk français des années 80. Ce premier travail montre de facto une force créatrice engagée, un regard et un positionnement d’artiste sans concession, une composition esthétique instinctive, « Old School » et propre à elle. Sans trop réfléchir, ENI décide un jour de s’acheter un petit boîtier Nikon Compact en 2012 et capte son premier cliché d’un inconnu dans le métro. Comme un besoin de communiquer avec le monde extérieur, elle se met à flirter avec le medium de la photographie de l’instant présent. Peut-être que l’homme « photographe de mode » avec qui elle a partagé sa vie cinq ans auparavant lui aurait inconsciemment insufflé l’énergie nécessaire à dépasser sa timidité. Cette dernière sera un atout pour approcher son sujet avec tact et délicatesse. A pas de louve, elle cherche à nous montrer l’émotion, l’intime, l’image qui la touche et qu’elle trouve belle. Effectivement, les dangers et les accidents du spontané sont là, mais sa discrétion à toute épreuve, son instinct et son impulsivité lui permettent de capturer sur le vif sans se faire repérer. De ce challenge, ENI se sent animée d’une joie intérieure profonde et réalise toute la magie et le bien-être que lui procure cette activité créative, ludique, libératrice sur la place publique. Avec ou sans le masque, ENI continue de cliquer là où la vibration et l’émotion jaillissent !

Eni à rencontrer plusieurs professionnels de la photographie qui saluent son travail, l’encouragent et l’invitent à exposer ainsi que ses premiers clients, qui depuis 2014, lui font des commandes. Depuis 2017, ENI s’amuse également à réaliser des « mini-clips vidéo » capturant le mouvement, l’émotion et l’intime sur un fond musical. ENI nous embarque aujourd’hui dans ses dix dernières années au cœur de Paris pour nous livrer avec poésie, humour et amour les rencontres inopinées, incongrues, furtives qui l’interpellent. De jour comme de nuit, elle nous rappelle à quel point la beauté de la mixité sociale nous fait voyager dans cette ville lumière qui en fait l’une des plus belles capitales du monde.

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